01 mars 2019

La frousse des mathématiques

Pourquoi les mathématiques donnent-elles tant de fil à retordre à certaines personnes et comment faciliter leur apprentissage? C'est ce que tente d'éclaircir un récent article du magazine Contact qui donne notamment la parole aux professeurs Jean-Marie De Koninck, Frédéric Gourdeau et Bernard R. Hodgson.

Les professeurs de mathématiques Frédéric Gourdeau, Jean-Marie De Koninck et Bernard R. Hodgson.

Avez-vous déjà souffert d’anxiété mathématique, celle qui vous fait oublier toutes les connaissances apprises juste avant un examen? L’article «Qui a peur des mathématiques?» publié récemment dans l’édition d’hiver du magazine Contact, nous révèle que plus du tiers des jeunes de moins de 15 ans en serait atteint.

Cette anxiété, qui diminue l’efficacité de certaines facultés comme la mémoire et la résolution de problème, est bien connue de Bernard R. Hodgson, Jean-Marie De Koninck et Frédéric Gourdeau, tous professeurs au Département de mathématiques et de statistique et spécialistes en vulgarisation ou en enseignement de cette matière obligatoire jusqu’au collégial. Selon le professeur Hodgson, elle apparaît «lorsque l’élève est déstabilisé par un nouveau concept sans lien apparent avec les apprentissages antérieurs», comme les fractions ou encore l’algèbre.

Pourtant, «tous les gens normalement constitués sont capables de faire des mathématiques», affirme Jean-Marie De Koninck qui soutient également que les enfants sont naturellement doués pour les nombres et les formes. Selon lui, nous perdrions cette faculté à cause des préjugés accolés aux mathématiques. Les 3 professeurs s’accordent d’ailleurs sur le fait que la «bosse des maths» n’existe pas: c’est le travail acharné qui explique le succès des grands mathématiciens d’après Frédéric Gourdeau.

Deux des clés pour parvenir à améliorer le taux de réussite en mathématique et favoriser l’amour de la science des nombres: solidifier les savoirs fragiles des élèves et donner du sens aux opérations mathématiques en misant sur la compréhension plutôt que sur le «par cœur».

Nous vous invitons à lire cet article fascinant rédigé par la journaliste Nathalie Kinnard. Bonne lecture!