04 avril 2013

Tous sur le terrain!

Article d'Yvon Larose, Le Fil

L'étudiante en géologie Myriam Côté-Roberge a décroché le stage de ses rêves dans le Grand Nord. Elle pose ici avec Julien Gagnon, étudiant en génie civil et Luc-Olivier Dumais-Blais, étudiant en informatique. Photo: Marc Robitaille

La Faculté des sciences et de génie lance une formule de stages qui devrait faciliter la recherche d’emploi pour les futurs diplômés.

Cet été, comme première expérience de travail en lien avec ses études en géologie, Myriam Côté-Roberge fera de la cartographie géologique à 200 kilomètres de Kuujjuaq, au Nunavik. Chaque matin, elle partira du campement avec ses équipiers pour une randonnée d’une quinzaine de kilomètres. Au bout du parcours, elle prélèvera des échantillons de roches qui seront ensuite analysés au campement.

«Ce stage du ministère des Ressources naturelles du Québec était mon premier choix, dit-elle. C’est mon stage de rêve. Je fais beaucoup de randonnées. Passer mon été à le faire, être payée pour le faire, apprendre en même temps, c’est idéal pour moi!»

Bon an mal an, la Faculté des sciences et de génie propose plusieurs centaines de stages à ses étudiants. Cette année, elle lance une nouvelle formule: SIGMA+. Le thème: «Soyez sur le terrain plus que jamais». SIGMA+ se veut une formule d’alternance travail-études parmi les plus flexibles du réseau universitaire québécois. Une de ses caractéristiques est de proposer des stages qui cadrent bien avec le programme de baccalauréat de l’étudiant et qui répondent à ses attentes en matière de formation pratique.

«SIGMA+ vient bonifier la formule existante, explique le vice-doyen aux études, Nadir Belkhiter. Nous voulions nous assurer que désormais l’étudiant soit encadré de façon hors pair du début à la fin de son stage en milieu pratique.»
Auparavant, les stages avaient, bien souvent, peu de liens avec les programmes d’études. L’encadrement des stagiaires soulevait peu d’intérêt chez les professeurs. Et l’évaluation, à la fin de l’expérience de travail, était le plus souvent réduite à sa plus simple expression.

Dans la nouvelle formule, un conseiller du Service de placement rendra visite à l’étudiant au milieu de son stage. Il s’assurera que ses tâches sont conformes au mandat initialement proposé par l’employeur. Un logiciel permettra de suivre l’étudiant pas à pas tout le long de son expérience de travail. «D’un programme d’études à l’autre, les suivis étaient soit très serrés, soit très légers, rappelle le vice-doyen. Désormais, le suivi sera consistant et aligné selon les besoins de chacun des programmes.»

À son retour, l’étudiant sera invité à dire comment bonifier les cours de son programme d’études. Par exemple, dans quelle mesure sa formation l’a préparé à son expérience de travail, si tel cours était pertinent, ou si le professeur devrait approfondir tel aspect dans tel autre cours.

«Il est très important pour nous d’avoir un excellent arrimage entre la formation reçue à l’Université et la formation pratique », indique Nadir Belkhiter. Un lien sera maintenu avec chaque directeur de programme. Et une boucle de rétroaction continue sera alimentée par le vécu des étudiants en industrie. «Ces derniers, souligne le vice-doyen, pourront influencer le contenu de leur programme d’études et ainsi le faire évoluer en lien direct avec les besoins du marché du travail.»

Autre nouveauté: après chacun de ses stages réussis, l’étudiant recevra une attestation d’études. «En entrevue pour un emploi, le diplômé, en plus de son diplôme de baccalauréat, pourra démontrer avec un document officiel qu’il a réalisé un stage de qualité», explique-t-il.

La formule SIGMA+ est le fruit d’une étroite collaboration entre plusieurs partenaires, dont la Faculté, le Service de placement et le Bureau du registraire. Chaque stage s’étend sur 12 semaines ou plus à l’intérieur d’une même session. Il dure 32 heures minimum par semaine et il est rémunéré. L’étudiant a le plein contrôle sur le nombre d’expériences de travail qu’il désire effectuer. Et il peut choisir la ou les sessions pour le faire.

En 2012, les étudiants en sciences et en génie se sont vus offrir près de 1 000 stages. Près des deux tiers provenaient de la région de la Capitale-Nationale, 10% de Chaudière-Appalaches et 5 % de Montréal. Salaire moyen offert: 16,80$ l’heure.

www.stages.fsg.ulaval.ca.